Foire aux questions sur le canola

Le canola et le colza sont-ils la même plante ? En savoir plus sur :
À quoi le canola ressemble-t-il ? Le canola : les mythes démystifiés
Comment cultive-t on le canola ? La cuisine saine avec le canola
À quels défis le producteur de canola est-il confronté ?
Que fait-on du canola après sa récolte ?
Qui utilise l'huile de canola et les produits de canola ?
Qu'est-ce que l'huile de « sans solvant » ? Quels sont ses advantages et ses inconvénients, y compris
les aspects de santé et de coût ?
Qu'est-ce que l'huile pressée à froid ?
Comment extrait-on l'huile de canola ?


Le canola et le colza sont-ils la même plante ?

Non. Le canola provient du colza, mais leurs compositions chimiques et leurs profils nutritionnels sont très différents. Le canola a des taux bien inférieurs de glucosinolates (qui donnent à la moutarde et au colza leur goût âpre) et d’acides licocénique et érucique (deux acides gras non essentiels à la croissance humaine).

Partout au monde, une plante ne peut être appelée canola que si elle possède un taux maximal d’acide érucique dans l’huile de 2 % et un maximum de 30 micromoles par gramme de glucosinolates normalement mesurés dans le tourteau. En savoir plus.

À quoi le canola ressemble-t-il ?

Si vous vous êtes promenés l’été dans les Prairies du Canada, vous avez probablement vu des champs de canola en fleurs. Les plantes mesurent de 2 à 6 pieds de haut et produisent des fleurs jaunes. Les fleurs produisent des gousses d’environ 2 po de long qui brunissent en mûrissant. Il y a de 15 à 35 graines dans chaque gousse et de 60 à 100 gousses par plante, suivant le type de canola et les conditions de culture. Voir des images de canola.

Comment cultive-t-on le canola ?

Le canola est une culture de saison fraîche qui prospère particulièrement bien dans les Prairies où les températures fraîches de la nuit lui permettent de se rétablir des journées chaudes et des précipitations limitées. On se sert pour cette culture de la même machinerie agricole que pour les céréales (blé, avoine et orge). Cela permet aux agriculteurs de passer à la production de canola sans encourir d’énormes dépenses.

On cultive deux principaux types de canola : le canola-navette à saison courte (Brassica rapa, une graine marron/jaune) et le canola-colza à saison longue (Brassica napus, une graine noire). On cultive, ensemence et fertilise les champs. Il est acceptable d’appliquer des herbicides/pesticides pour lutter contre les insectes, les mauvaises herbes et les maladies. Le canola requiert une gestion soigneuse et sa culture doit être surveillée attentivement pour déceler les signes de maladie.

Les semis apparaissent de 4 à 10 jours après l’ensemencement. À partir d’une racine pivotante, les feuilles inférieures forment une rosette qui fait monter une tige florale à mesure que la plante grandit.

Les champs des Prairies forment une mer de fleurs d’un jaune brillant pendant la floraison, qui dure de 14 à 21 jours. Les fleurs du canola-navette sont fécondées par le vent et celles du canola-colza se fécondent d’elles-mêmes. À la recherche du nectar, les abeilles fécondent les fleurs.

Une fois les fleurs fécondées, les gousses mettent de 35 à 45 jours à se remplir. On fauche le champ lorsqu’environ la moitié des gousses sont passées du vert au jaune ou au marron. La récolte fauchée sèche pendant environ 10 jours puis elle est ramassée. En savoir plus.

À quels défis le producteur de canola est-il confronté ?

La graine de canola est très fine (environ de la taille d’une graine de radis ou de navet) et doit être semée à faible profondeur, dans un lit d’ensemencement humide, de façon à ce qu’elle puisse germer.

Comme le canola est sujet à des attaques de plusieurs maladies et d’insectes, on le cultive en rotation avec d’autres céréales ou légumineuses. On effectue un traitement de la semence en vue de réduire les maladies des semis et les attaques précoces des altises (pucerons).

On se sert d’herbicides pour lutter contre la croissance de mauvaises herbes. Tous les produits chimiques utilisés sont enregistrés auprès du gouvernement fédéral et évalués par le gouvernement provincial pour leur application. Le processus d’enregistrement est rigoureux; il faut plusieurs années pour obtenir l’approbation et plusieurs ministères sont impliqués : Santé Canada, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Environnement Canada, Pêches et Océans Canada, ainsi que les fabricants des produits chimiques.

Les phytogénéticiens continuent de développer des variétés qui présentent une résistance accrue aux maladies principales.

Que fait-on du canola après sa récolte ?

Environ 45 % de la production de canola est acheminée par camion à l’usine de transformation de la région où les graines sont triturées, l’huile extraite et le tourteau transformé en granulés ou en moulée. Il existe des usines au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta. En savoir plus sur la transformation.

Les graines livrées à une usine de transformation sont classées conformément à une norme stricte établie et maintenue par la Commission canadienne des grains. La rémunération de l’agriculteur se fait en fonction du classement : canola no 1 du Canada par rapport à une classe d’échantillon.

Environ 85 % de la semence, de l’huile et du tourteau produits au Canada sont exportés vers des pays tels que les États-Unis, le Japon, le Mexique et la Chine. En savoir plus sur les marchés.

Qui utilise l’huile de canola et les produits de canola ?

Les Canadiens sont les plus gros consommateurs par habitant d’aliments à l’huile de canola dans le monde. L’huile de canola est renommée pour ses qualités nutritionnelles et culinaires et est utilisée dans 80 % du marché de l’huile de table, dans 56 % du marché du shortening et dans 42 % du marché de la margarine. L’huile de canola est aussi utilisée pour la friture, la cuisson au four, les pâtes à tartiner, les colorants à café et les crèmes. Les produits de grande consommation contenant du canola portent le logo de la fleur de canola.

On se sert aussi de l’huile de canola dans les cosmétiques, les encres d’imprimerie, les huiles de bronzage, les tissus huilés, les plastifiants, les emballages en plastique, les pesticides et les lubrifiants industriels. Des recherches sont en cours pour découvrir d’autres utilisations telles que le carburant diesel et les huiles industrielles.

On se sert du tourteau de canola comme engrais et comme aliment riche en protéines pour le bétail, la volaille et les animaux de compagnie.

Qu’est-ce que l’huile de canola « sans solvant » ? Quels sont ses avantages et ses inconvénients, y compris les aspects de santé et de coût ?

L’huile de canola « sans solvant » est aussi connue sous les noms d’huile de presse continue, de première pression ou de pression pure. Le solvant appelé hexane n’est pas utilisé durant l’extraction. En savoir plus.

Qu’est-ce que l’huile pressée à froid ?

Le pressage à froid est une méthode traditionnelle d’extraction d’huile. Les graines ne sont chauffées ni avant, ni durant, ni après le pressage. On presse plutôt les graines mécaniquement, à une cadence lente, pour limiter la friction et éviter d’élever les températures au-dessus de 60 °C. La couleur, le goût et l’odeur sont bien plus prononcés. En savoir plus.

Les huiles pressées à froid se vendent généralement dans les magasins de produits diététiques et coûtent habituellement plus que les huiles raffinées. Elles ont une plus forte teneur en antioxydants (vitamine E) qui inhibent l’absorption du cholestérol et une teneur sensiblement inférieure en gras trans.

En dépit de ces avantages évidents, aucune réglementation ne protège le consommateur canadien contre les huiles faussement étiquetées « pressées à froid ».

Comment extrait-on l’huile de canola ?

Les graines sont d’abord laminées ou éclatées en flocons; ce procédé éclate les parois des cellules et facilite l’extraction de l’huile. Ensuite, les graines sont cuites et légèrement pressées pour retirer une partie de l’huile et ensuite comprimées en gros morceaux. L’huile récupérée lors de cette étape mécanique est mise sur le marché comme huile de presse continue ou de première pression.

L’huile extraite durant chaque étape est combinée puis transformée pour différentes utilisations. On utilise différents traitements pour obtenir des huiles de table, de la margarine et du shortening. En savoir plus.